Quels sont les principaux axes de développement des e-commerçants ?

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Les e-commerçants évoluent dans 5 grandes directions selon l’étude « Le e-commerce grand public » publiée par Xerfi.

 

 1/ Le déploiement d’une stratégie omnicanale

 

Le lien entre enseignes physiques et web s’endurcit.

Coté web, les pure players quittent le virtuel pour se déployer dans le monde physique. Leur objectif : enrichir l’expérience du client par de l’essayage et du toucher en magasin, renforcer le rayonnement de la marque ou obtenir l’agrément indispensable à certains produits, comme dans la parfumerie sélective.

Selon l’étude, les e-marchands développent trois stratégies d’ouverture de points de vente.

  • En dépolyant des showroom
  • En rachetant des enseignes déjà existantes à l’image de Spartoo qui a acquis l’enseigne André.
  • En lançant des boutiques éphémères à l’instar de Sarenza ou CDiscount.

À l’inverse, les enseignes physiques se tournent de plus en plus vers internet pour générer plus de trafic en magasin. Selon Xerfi, les trois principaux leviers sont :

 

  • L’utilisation des réseaux sociaux qui permettent de prendre contact plus facilement avec leurs clients et prospects ou encore de faire de la publicité.
  • La création d’une application mobile qui permet la géolocalisation, le cannage d’articles ou encore la comparaison de prix des différents produits.
  • La mise en place du retrait en magasin (click & collect), avec la possibilité de compléter la commande web par un achat en magasin.

 

2/ L’ouverture de places de marché

 Ouvrir une place de marché est un large levier de croissance pour les e-commerçants français. En 2016, elles ont représenté 4,3 milliards d’euros de vente et ont représenté près de 10% du e-commerce de bien d’après les estimations de Xerfi. Les places de marchés se sont déployées dans le e-commerce à une vitesse considérable puisque la plupart d’entre elles (à l’exception des pionnières Amazon, Ebay et PriceMinister) ont été lancées entre 2007 et aujourd’hui.

Le développement de ces places de marché s’inscrit dans deux stratégies bien distinctes :

 

  • Soit le retailer décide d’élargir son offre ou de se diversifier en faisant appel à des vendeurs tiers, à l’instar des enseignes généralistes.
  • Soit il se spécialise en développant une offre profonde sur un seul segment, voire sur une niche de marché, pour tenter de devenir un incontournable.

Parmi les avantages des places de marché cités par Xerfi : l’accroissement de sources d’approvisionnements et le nombre de références proposées, l’affranchissement des coûts de stockage qui restent le plus souvent à la charge des vendeurs tiers et la plus grande diversité de la clientèle.

 

3/ La diversification des modes de livraison et investissements logistiques

 Les consommateurs sont de plus exigeants en matière de livraison. Pour y faire face, les marchands construisent des entrepôts, souligne Xerfi. Parmi quelques exemples notables répertoriés entre juin 2016 et fin 2017 : 170 000 m² à Boves (80) et bientôt 200 000 m² à Bretigny-sur-Orge (91) pour Amazon, 40 000 m² à Saint-Mard (77) pour Cdiscount, 84 000 m² à Valence (26) pour Allopneus ou encore 8 000 m² à Tourcoing (59) pour Vestiaire collective.

Les distributeurs investissent aussi dans les services. Par exemple, la localisation des annonces entre particuliers pour retirer un achat, façon Leboncoin ou PriceMinister. Cdiscount géolocalise les livreurs pour ses clients depuis fin 2017. Amazon expérimente la livraison en une heure avec Amazon prime now à Paris.

 

4/ Intégration du commerce mobile

 En 2016, un achat sur quatre était effectué sur smartphone. Un chiffre impressionnant, qui explique pourquoi 83% des 30 plus grands retailers français ont développé une application dès 2016.

Ces applications permettent de commander en ligne, mais aussi d’améliorer l’expérience en boutiques. Un investissement nécessaire : 70% des clients consultent aujourd’hui leur mobile lors d’un achat en magasin. En 2017, le m-commerce a réalisé 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit 18,5% du total de la vente en ligne dans l’Hexagone.

 

5/ Renforcement des compétences e-commerce par les rachats

 Quand les distributeurs ne développent pas eux-mêmes des compétences, ils les rachètent. Que ce soit pour l’audience, les bases de données sur les clients, une marque forte ou encore du référencement, ces derniers n’hésitent pas à racheter de nombreux sites e-commerce afin d’accélérer leur propre développement. Récemment, Carrefour a investi dans Showroomprivé.com à hauteur de 17%, quand Monoprix a racheté Sarenza.

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